L'explosion des prix des cartes Pokémon, Magic et Yu-Gi-Oh a fait exploser les contrefaçons : cartes réimprimées, holographies imitées et même fausses coques de gradation circulent sur Vinted, eBay, Leboncoin et jusque sur Cardmarket.
Pour reconnaître une fausse carte Pokémon en photo, ou authentifier une carte TCG, photographiez-la recto verso, en pleine lumière, ou enregistrez les photos de l'annonce : vous obtenez un verdict sur l'impression, les couleurs et la structure avant d'acheter ou d'échanger.
Trois cas réels : la même carte, un original et une contrefaçon de haute qualité. À l’œil nu, presque personne ne les distingue. Pour chacune, voici le verdict de LePriseur et ce qu’il a détecté. Le point commun des faux : la texture gravée des cartes rares, qu’ils ne savent pas reproduire.
Les contrefaçons ne s’arrêtent pas aux cartes. Displays, coffrets et boîtes de boosters sont eux aussi copiés, souvent revendus scellés pour paraître sûrs. LePriseur analyse aussi ces produits : il repère les contrefaçons et confirme les originaux, en lisant surtout le film et le carton.
Deux autres cas concrets, un original face à un faux, pour repérer les fantaisies et répliques les plus courantes sur le marché de l’occasion.
AUTHENTIQUE
CONTREFAÇON
AUTHENTIQUE
CONTREFAÇONUne contrefaçon peut réussir un détail isolé, jamais les huit. Chaque numéro situe la zone examinée ; survolez un contrôle pour l’allumer sur la carte.
Le bleu du dos suit une teinte précise, au dégradé régulier et au motif net. Sur une fausse carte Pokémon, il vire au trop clair, au violet ou au trop sombre : l’indice le plus rapide.
Une vraie carte contient une fine couche noire interne qui bloque la lumière. Les faux, imprimés sur un carton sans cette couche, deviennent translucides.
Les raretés modernes (VMAX, alt art, Rainbow) portent une texture gravée « etched ». Une surface lisse sur ces éditions trahit le faux.
Le foil authentique est sélectif et suit le motif du set. Le faux scintille en arc-en-ciel vertical uniforme, même sur le texte.
Police, graisse des PV, symboles d’énergie, accents : la moindre faute est éliminatoire. Un « PV » trop fin suffit à condamner une carte.
En macro, l’impression officielle montre une trame régulière et des contours nets. Les réimpressions : trame différente, flou, couleurs sursaturées.
Épaisseur des bordures, centrage recto verso, coins et découpe réguliers. Un défaut isolé s’ajoute au faisceau d’indices.
Numéro, symbole du set, rareté et copyright doivent former une combinaison qui existe. Une rareté jamais imprimée dans ce set démasque le faux.
L’outil s’en charge : sélectionnez « Pokémon », le protocole de prise de vue s’affiche, et l’analyse contrôle ces huit points sur vos photos.
Si vous avez déjà la carte devant vous, ces contrôles simples complètent les huit précédents et ne demandent aucun matériel.
Une carte Pokémon standard mesure 63 × 88 mm et pèse un peu moins de 2 grammes. Posée sur une vraie carte, une contrefaçon dépasse souvent d'un millimètre, ou paraît plus fine et plus souple entre les doigts.
Accent oublié, nom mal orthographié, énergie au mauvais symbole, points de vie délirants (3 000 PV) : une seule faute suffit. Les vraies cartes passent par un contrôle éditorial strict.
Cherchez la même carte, même numéro et même extension, sur une base comme Pokécardex ou Cardmarket. Police, position du symbole de rareté, cadrage de l'illustration : tout doit coïncider.
Leur dos est différent du dos occidental, ce qui est normal. En revanche la finesse d'impression et la texture des cartes rares doivent être irréprochables : c'est là que les copies échouent.
La plupart des contrefaçons se vendent entre particuliers, sur les sites de petites annonces. Avant même d’examiner la carte, l’annonce elle-même parle.
Un Dracaufeu rare affiché au tiers de sa cote n'est pas une affaire : c'est le premier signal d'une contrefaçon, ou d'une annonce qui n'aboutira jamais.
Un vendeur sérieux montre le recto, le verso et les coins en pleine lumière. Des images floues, recadrées ou identiques à celles d'une autre annonce cachent presque toujours quelque chose.
Demandez le dos de la carte et une vue inclinée sous la lumière pour voir la texture. Un refus, ou une réponse pressante du type « d'autres acheteurs attendent », doit vous faire renoncer.
Les lots de cartes toutes holographiques, dorées ou « GX / VMAX garanties » vendus quelques euros sont des impressions de contrefaçon, sans aucune valeur de collection ni de jeu.
Un doute sur une annonce ? Enregistrez ses photos et faites analyser la carte avant de payer.
Cinq familles de faux circulent sur le marché de l’occasion. Chacune a son terrain de chasse, et son signe qui la trahit.
Dans le doute, ne finalisez jamais un achat sur une seule photo : demandez le recto, le verso et un gros plan, puis lancez une vérification. Analyser ma carte Pokémon →
Oui. Photographiez le recto et le verso bien à plat, en pleine lumière et sans reflet. Un gros plan sur le texte et les zones holographiques améliore encore la précision.
Pokémon, Magic: The Gathering, Yu-Gi-Oh, One Piece Card Game, Lorcana et les cartes de sport, en version brute ou sous coque.
Oui, les fausses coques imitant PSA ou CGC existent. L'analyse porte à la fois sur la carte visible et sur la cohérence de l'étiquette de gradation avec le numéro de certification.
Ne finalisez pas l'achat et demandez des photos supplémentaires au vendeur. Le rapport liste les éléments problématiques à lui présenter.
Contrôlez le dos et sa teinte, faites le test de la lumière, passez le doigt sur la texture des cartes rares et comparez la police avec la carte de référence. En cas de doute, photographiez-la recto verso : LePriseur vérifie ces points sur vos photos.
On y trouve de vraies cartes et beaucoup de contrefaçons, car personne ne contrôle les objets avant la vente. Méfiez-vous des prix trop bas et des photos floues, demandez le dos et une vue inclinée, puis faites analyser les photos de l'annonce avant de payer.
Non. Une contrefaçon n'a aucune valeur de collection, elle est refusée en tournoi et par les sociétés de gradation, et sa revente est illégale.
Regardez le film plastique (logo, soudures nettes), la qualité d'impression de la boîte, le code-barres et le prix. Un display nettement sous le prix du marché, ou rescellé à la main, doit alerter.